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Portrait d’Andrea Comptour, physiothérapeute orthopédique et santé périnéale et pelvienne

Dernière mise à jour : 26 avr.


  • En quoi consiste votre métier?


En tant que physiothérapeute, mes buts sont de prévenir, soulager et traiter divers problèmes d’ordre musculosquelettique.


Je guide mes patients à travers leur processus de guérison.

Je les aide à regagner le maximum de leurs capacités physiques afin qu’ils puissent accomplir leurs activités quotidiennes, leur travail, leur sport et n’importe quel autre but qu’ils puissent avoir.

Je considère leur condition globale et leur potentiel de récupération afin d’établir avec eux un plan de traitement individualisé et ciblé vers leurs objectifs.


J’utilise diverses techniques de traitements afin d’y parvenir tel que :

- L’éducation ++

o Problème, anatomie et structure impliquée

o Processus de guérison

o Compréhension de sa guérison afin d’être proactif dans sa réadaptation

- La prescription d’exercices : mobilité, renforcement et étirement par exemple

- La thérapie manuelle

o Traction

o Massage, relâchement, étirement, mobilisation avec mouvement

o Mobilisation des articulations

- Le « tapping », chaud/froid


  • Pourquoi avoir choisi cette carrière?

Premièrement, mes expériences m’ont tranquillement guidées vers cette profession. J’ai toujours eu un fort intérêt pour le corps humain, la santé et le mouvement. Pendant mon baccalauréat en Kinésiologie à l’Université McGill, j’ai eu l’opportunité d’être assistante des laboratoires d’anatomie, de travailler dans une clinique de physiothérapie sportive, d’être thérapeute étudiante pour l’équipe de football et de travailler à l’urgence d’un hôpital.


J’ai pu constater l’impact négatif significatif d’un problème physique (fracture, déchirure ligamentaire/musculaire) et l’impact bénéfique de la réadaptation/du mouvement sur la qualité de vie d’un patient.

L’idée d’assister quelqu’un dans son cheminement vers l’atteinte d’un but optimisant sa qualité de vie m’a interpelé. Lors de ce cheminement, j’ai l’opportunité d’être témoin d’une résilience, d’une persévérance et d’une volonté hors du commun de la part de chacun de mes patients. Il n’y a rien de plus gratifiant que lorsqu’un patient nous remercie de les avoir aidés à comprendre leur condition et de les avoir outillés adéquatement.


Deuxièmement, je désirais avoir une profession me permettant d’avoir un équilibre travail/famille. En tant que physiothérapeute, je sais que cela est possible avec des heures et une charge de travail raisonnable.


Troisièmement, j’aime l’opportunité de travailler avec une clientèle diversifiée et de réinventer sa pratique au fil des années : privée, hôpital, soin à domicile...

Il y a une possibilité de changement et de renouveau._


Dans ma pratique, et à la suite de diverses formations continues, je vois principalement des patients avec :

- Des douleurs au cou, dos, épaule, coude, poignet, hanche, genou et cheville

- Des problèmes de mâchoire

- Des symptômes du plancher pelvien

- Des blessures traumatiques en pré/post opération


Finalement, pour la possibilité de tisser un lien thérapeutique avec mes patients. Je ne me voyais pas travailler dans un cubicule, à l’ordinateur et entourée de paperasse. J’avais besoin du contact humain.


  • Quel conseil donneriez-vous aux étudiants qui choisissent ce métier ?

Nous choisissons souvent une profession en santé car nous partageons des valeurs communes : la compassion ainsi que le désir d’influencer de manière positive la qualité de vie de nos patients. Nous donnons de nous-même, jour après jour, afin d’aider autrui à atteindre un niveau de santé physique et mental optimale.


Aussi cliché que cela puisse paraitre, le conseil que je donnerais est « qu’on ne peut pas verser d’une tasse vide ». Je les encouragerais à suivre les conseils et bonnes habitudes de vie que l’on discute constamment avec nos patients.


  • Comment se déroule une séance de physiothérapie?

Lors d’une première séance d’évaluation, mon but est d’établir un portrait global de la condition et de son impact fonctionnel dans la vie de mon patient.


Je pose diverses questions afin de mieux comprendre l’historique médical, la raison de consultation, les symptômes ressentis, leurs impacts dans la vie, ce qui était possible de faire avant versus maintenant et les buts du patient (ex : reprendre la course à pied).


Par après, j’effectue des tests physiques (mobilité, flexibilité, force, tests spécifiques en fonction de l’articulation/muscles atteints). Cela me permet d’analyser l’ensemble des problèmes présents, leur origine et d’établir une impression ou des hypothèses cliniques. Parfois, en fonction du niveau d’irritabilité du patient, nous ne pouvons tout évaluer et notre but devient le soulagement des symptômes.


Ensuite, j’explique le plus clairement possible ce que je suspecte, j’éduque sur la condition, les structures en jeu, les étapes du processus de guérison en termes de temps et le plan de traitement pour parvenir à l’atteinte des buts ciblés au début. En fonction du temps et de la complexité de la condition, des traitements peuvent être donnés lors de la première visite ou lors de la visite subséquente.


Je termine en mettant l’emphase sur le rôle actif que chaque patient doit avoir dans sa réadaptation et en demandant au patient de m’expliquer dans ses mots ce qu’il retient de la séance.


  • Quels sont les avantages d’offrir un service en français selon vous?

La relation thérapeutique entre le patient et le thérapeute est un aspect important dans le processus de réadaptation et influence les traitements.


La possibilité de s’exprimer dans sa langue maternelle nous permet d’être nous-même, d’expliquer ses symptômes et de raconter son histoire avec la certitude que le professionnel comprenne exactement ce que l’on dit. L’opportunité de converser dans la langue qui nous est plus confortable et familière enlève un stress, est rassurant et facilite notre compréhension. Cela a donc un impact positif sur la relation thérapeutique et la réadaptation.


En sachant qu’il y a une forte communauté francophone, ici à Yellowknife, je crois que cela facilite l’accès aux services en physiothérapie. Si plus de personnes francophones consultent, plus de personnes retrouvent leur qualité de vie/atteignent leurs buts et plus de personnes sont heureuses. C’est aussi simple que ça!


Au niveau de la carrière, je crois que cela dépend d’où l’on pratique. Selon moi, parler plus d’une langue est important dans le milieu de la santé et m’a ouvert des portes professionnelles très enrichissantes. C’est réellement un plus pour les communautés francophones en milieu minoritaire, hors Québec.


  • Pourquoi avez-vous choisi les TNO ?

Les TNO m’ont choisi je dirais. J’ai toujours eu l’âme aventureuse et j’étais en quête d’une nouvelle aventure depuis plusieurs mois.

La COVID-19 a chamboulé mes plans internationaux et à ma plus grande surprise m’a redirigé vers les TNO.


  • Comment avez-vous obtenu ce travail ?

En étant membre de l’Association Canadienne de Physiothérapie, je reçois fréquemment les offres d’emplois à travers le Canada.

J’ai vu une offre pour Juniper Health un jour et j’ai envoyé mon CV et ma lettre de présentation en suivant mon instinct. Très rapidement j’ai eu une discussion Zoom avec mon employeur actuel pour en apprendre plus sur l’offre et le processus d’embauche s’est enclenché.


Puisqu’il n’y a pas d’Ordre Professionnel aux TNO, j’ai dû maintenir ma licence active auprès de mon Ordre du Québec et de m’assurer différemment. De plus, comme pour ailleurs au Canada, il est important d’avoir réussi l’Examen National de Physiothérapie.


  • Parlez-nous de votre vie aux TNO ?

Je suis arrivée en février 2021 et les -50 de ressenti étaient surprenant! Avec mes 7 épaisseurs j’étais bien au chaud lors de mes marches hivernales. En déménageant ici, j’avais quand même une idée de ce dans quoi je m’embarquais. J’ai grandi au soleil face à l’océan alors le froid, le manque de soleil et moi ne sommes pas très proches.

Même si le climat est un défi pour moi, je profite quand même des activités hivernales telles que la randonnée, le ski de fond, le patin et le traineau à chien.


Mon premier été fut rempli d’aventures : premières expériences de canot-camping, festival de musique (Folk on the Rocks), soirées feux de camps, soleil de minuit et j’en passe. On m’a accueilli à bras ouverts!

J’ai découvert le jardinage dans le nord et j’ai eu beaucoup de succès dans mes récoltes, j’ai rencontré des gens formidables qui me donnent la sensation d’être à la maison.


J’aime bouger alors j’ai trouvé un groupe d’entrainement.

J’aime danser alors j’ai trouvé un groupe de danse.

J’aime jardiner, lire et cuisiner alors j’ai trouvé un réseau d’individus partageant des intérêts similaires.


La vie aux TNO n’est pas faite pour tous, mais je crois qu’avec un peu de volonté, il est possible de devenir confortable avec l’inconfortable et de se créer un mode de vie rempli d’aventures.


  • Quel conseil donneriez-vous à quelqu’un qui voudrait venir travailler aux TNO ?

Soyez prêt à sortir de votre zone de confort.

Vivre et travailler ici vous mettra au défi quotidiennement. Un défi très enrichissant!

Faites-vous confiance et faites le saut, ça vaut la peine!


  • Quel conseil donneriez-vous aux ténois?

Prenez une grande respiration par le nez et vers le ventre en maintenant les épaules détendues puis expirez complètement par la bouche. La vie est trop courte pour être en douleur, consultez en Physiothérapie!

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